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Plongée en combinaison étanche (drysuit) : ma spécialité PADI et mes premières carrières

Plongée en combinaison étanche (drysuit) : ma spécialité PADI et mes premières carrières Comme annoncé dans mon dernier article, passer l’Open Water en Croatie avec Nebojsa devait surtout me permettre de plonger à travers le monde. Replonger une fois rentré en Belgique n’était pas prévu… et pourtant. Voici comment une simple envie de m’équiper m’a mené à passer ma spécialité combinaison étanche — et à retomber amoureux des fonds, même en carrière.

Replonger en Belgique ? Ce n’était pas prévu

Comme annoncé dans mon dernier article, passer l’Open Water en Croatie avec Nebojsa devait me permettre de plonger à travers le monde. Replonger une fois de retour en Belgique n’était pas prévu, pour plusieurs raisons. D’abord, en Belgique, il fait froid : plonger en hiver ne m’enchantait pas. Mon but était simple : m’acheter le strict nécessaire pour plonger à l’étranger — un détendeur, un ordinateur de plongée…

M’équiper : ordinateur et détendeur

De retour en Belgique, je me renseigne. Mon frère faisant de la plongée, j’en parle avec lui, et il me dirige vers Neree, un magasin de plongée de Namur tenu par deux passionnés, Laure et Victor. Je prends l’un ou l’autre renseignement — connaître les prochaines formations possibles — mais je me renseigne surtout pour mon ordinateur de plongée. Je découvre le ScubaPro Luna 2.0 AI, un ordinateur qui allie l’IA aux fonctions de base. Vu mes attraits, il n’en faut pas plus pour me faire craquer. Quant au détendeur, mon frère me prête le sien ; il me prête aussi son gilet, mais il s’avérera trop grand — je craquerai donc pour le mien lors d’une remise de Noël chez Neree.

Pourquoi une formation en combinaison étanche

Ma réflexion se poursuit. Je me dis qu’il serait peut-être judicieux de plonger un peu, histoire de ne pas perdre les réflexes acquis lors de mon Open Water et d’éviter un rafraîchissement (refresh) à chacun de mes voyages. Même si, à l’époque, les carrières étaient pour moi de grands trous noirs sans intérêt… Après vérification, plonger dans une eau à 7 degrés en combinaison humide ou semi-étanche, c’est plutôt revigorant, haha. Je décide donc d’opter pour une formation en combinaison étanche (drysuit). Elle me permettra de faire une plongée ou l’autre ici, pour être d’attaque lors de mes voyages et pouvoir plonger en Écosse, en Islande, etc.

Qu’est-ce qu’une combinaison étanche (drysuit) ?

Il faut peut-être commencer par expliquer ce qu’est une combinaison humide — celle à laquelle on pense en imaginant un plongeur. C’est une combinaison en néoprène, près du corps. Le néoprène est un bon isolant, mais tout le principe de la combinaison humide est qu’une fine pellicule d’eau s’immisce entre la combinaison et la peau, afin d’être réchauffée par la chaleur du plongeur. Dans une carrière à 7 degrés… ça ne suffit plus : l’eau circule un minimum et le corps n’a pas le temps de la réchauffer. On en vient donc à la combinaison étanche (drysuit) et à ses avantages. Comme son nom l’indique, elle est étanche et ne laisse pas entrer l’eau : entre nous et l’eau, il y a désormais une couche d’air, 25 fois moins conductrice thermiquement que l’eau. C’est la même raison qui fait qu’une température de 25 degrés vous paraît agréable dans l’air, alors que dans l’eau vous auriez froid bien plus vite : l’eau absorbe votre chaleur beaucoup plus rapidement, et le corps ne parvient pas à compenser cette perte. Deuxième avantage : vous restez au sec. Vous pouvez donc enfiler une sous-couche, appelée « souris » — une combinaison chaude qui retient la chaleur du corps. Au final, trois atouts cumulés : vous êtes au sec, une couche d’air vous isole, et une sous-couche vous tient chaud.

La certification PADI et son coût

Pour utiliser cette combinaison, il faut toutefois passer une certification : la spécialité PADI combinaison étanche. À l’époque (2023), cela coûtait :

  • 100 € pour le e-learning ;
  • 165 € pour la formation (3 plongées) ;
  • 100 € pour la location de la combinaison étanche sur 2 jours.

En pratique : la plongée en milieu protégé

J’attaque ma formation en décembre 2023 : d’abord en environnement contrôlé à la piscine de Saint-Servais le 13, puis deux plongées en carrière le 17. Je suis impatient — depuis l’île de Hvar, j’avais une idée en tête : replonger. J’attends donc le 13 avec impatience… mais le jour même, la piscine doit fermer pour un problème technique. Quelle déception ! Laure me propose une alternative dès le lendemain à Wavre. Ni une, ni deux : me voilà à Wavre le 18 décembre pour ma plongée en milieu protégé. Mon instructeur, ce jour-là, sera Victor. Tout se passe très bien. Le but est d’apprendre à gérer la combinaison étanche… et il fait chaud ! Se retrouver en combinaison avec la souris par 27 degrés, ce n’est pas l’idéal, hahaha. J’apprends à me stabiliser, on fait des tours pour que je m’habitue, et je teste les procédures d’urgence. La combinaison se gonfle via une valve au torse et se dégonfle via une valve sur le bras gauche. Contrairement au gilet, où l’air reste localisé, la combinaison étanche demande de conserver une position à plat pour éviter que l’air ne se concentre en un point — sous peine d’être entraîné vers le haut par les pieds. L’une des procédures consiste donc à nager vigoureusement pour revenir à plat et redistribuer l’air dans la combinaison. Une bonne plongée, y compris sur les rappels — et l’occasion de travailler avec une nouvelle personne.

Milieu naturel : la carrière de Rochefontaine

Place enfin à la plongée en milieu naturel, à la carrière de Rochefontaine. Le matin, nous prenons le temps de retravailler la flottabilité et les déplacements en combinaison étanche. Je plonge avec Nicolas, un des membres expérimentés de Neree. C’est l’occasion de découvrir les carrières. Alors que je ne pensais pas voir grand-chose, nous croisons des carpes, des épaves et bien d’autres surprises : les carrières sont en réalité un véritable espace ludique, avec une bonne visibilité ! J’apprendrai même que nous sommes passés à côté d’un F58… mais, tout à mon apprentissage et concentré sur ma flottaison, j’avoue ne pas y avoir prêté attention ! 46 minutes de découverte dans une eau à 9 degrés sans avoir froid : quel bonheur ! Nous mangeons ensuite sur place, et amenons nos bouteilles pour les faire regonfler. On pourrait s’attendre à une simple buvette, mais je dois avouer que, si le lieu était ouvert aux non-plongeurs, j’y viendrais même en dehors de mes jours de plongée : on y mange extrêmement bien.

L’après-midi : la carrière de Vodelée

L’après-midi se déroule à la carrière de Vodelée, à 10 minutes de là. Je plonge avec Victor, plus détendu et plus attentif — au point que ma consommation passe de 22 l/min à 27 l/min. Épave d’un char, esturgeon, passage dans un silo puis dans le char lui-même… cette seconde plongée m’ouvre un panel de sensations et de découvertes qui attisent ma curiosité. Alors que je devais simplement faire des plongées de remise à niveau, je sors de cette carrière avec l’envie de replonger encore et encore ! Victor a ce côté ludique : il a une telle expérience et maîtrise tellement son sujet qu’il peut se permettre de rendre la plongée passionnante, de nous montrer des détails que lui seul connaît, des souvenirs de ses plongées précédentes.

L’envie d’aller plus loin

Vous l’aurez compris… moins d’une semaine plus tard, je craque pour mon Advanced — dont je vous parlerai dans un prochain article ! J’en profite aussi pour prendre mon propre gilet, à la faveur d’une autre promotion, celui de mon frère étant trop grand.

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