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Passer son PADI Open Water en Croatie : mon expérience sur l’île de Hvar

Passer son PADI Open Water en Croatie : mon expérience sur l’île de Hvar

De la piscine de mon enfance au snorkeling en vacances, l’eau m’a toujours attiré. Il ne manquait plus qu’un déclic pour franchir le pas et enfin plonger. Ce déclic, il aura eu lieu en Croatie, sur l’île de Hvar. Voici le récit de mon PADI Open Water.

L’eau, une attirance de toujours

D’aussi loin que je me souvienne, l’eau m’a toujours attiré. J’ai toujours aimé rester sous l’eau — que ce soit dans la petite piscine de mon enfance, où nous faisions des parcours aquatiques, ou en vacances, où je passais au moins 4 heures par jour dans l’eau. J’ai toujours adoré faire du snorkeling, et la plongée m’avait toujours attiré, sans pour autant que je franchisse le pas.

L’idée de passer mon brevet

L’idée de passer mon brevet, pour pouvoir plonger lors de mes voyages à l’étranger, me tentait depuis longtemps. Mais je n’en avais jamais eu l’occasion. J’avais émis l’idée au mois de juillet, en préparant notre voyage avec Fred, Julien et Julian. Elle avait finalement été abandonnée : nous étions partis pour le Nord et Ålesund. J’en avais alors reparlé à ma compagne, et nous avions évoqué la Croatie comme le lieu idéal. Sauf que notre définition de la liberté et de la vanlife — ne jamais savoir à l’avance où nous serons — rendait difficile la planification d’une formation.

Le déclic en Croatie

Une fois en Croatie, nous avons pris la décision de rester au même endroit pendant 3 à 4 jours. Après une rapide concertation avec Steph, nous avons décidé que je pouvais contacter des centres de plongée pour passer mon PADI Open Water. Et c’est finalement au Black Pearl Diving Center, sur l’île de Hvar, que j’allais pouvoir décrocher mon brevet.

Qu’est-ce que le PADI ?

PADI, acronyme de Professional Association of Diving Instructors, est la plus grande organisation de formation de plongeurs au monde. Fondée en 1966 par John Cronin et Ralph Erickson, elle a développé un système de formation à la plongée largement reconnu et respecté.

Qu’est-ce que le PADI Open Water ?

L’Open Water est la porte d’entrée dans le monde de la plongée. Il permet de plonger librement, mais en binôme, jusqu’à 18 mètres de profondeur, partout dans le monde. C’était exactement mon objectif.

Mon expérience, jour après jour

Décision prise, nous allions passer quelques jours paisibles sur l’île de Hvar. Nous logions du côté de la ville de Hvar, et je cherche le centre de plongée PADI le plus proche : Vikings Hvar. Je les contacte, mais leur centre est malheureusement déjà fermé jusqu’à la saison suivante. Ils me renvoient vers le Black Pearl Diving Center, à Jelsa. Et là, bingo !

Tout commence par une formation théorique en ligne, sur le site de PADI. Nebojsa me répond rapidement par mail : il est possible de commencer la formation dès le lendemain après-midi, sur 3 jours consécutifs.

Le lendemain, nous prenons donc le ferry de bonne heure et arrivons au centre Black Pearl aux alentours de 11 h. Nebojsa me fait remplir les documents nécessaires, et nous planifions la formation. Elle se déroule sur 3 jours :

  • Jour 1 : deux plongées en milieu protégé, l’après-midi.
  • Jour 2 : deux plongées en milieu protégé le matin, puis deux plongées en milieu naturel l’après-midi.
  • Jour 3 : deux plongées en milieu naturel, le matin.

Jour 1 : les bases en milieu protégé

Lors de la première plongée en milieu protégé, on apprend les signaux de base, et comment assembler son équipement : fixer sa bouteille au gilet, brancher toute la « tuyauterie », les deux détendeurs (un pour soi, un de secours), le manomètre pour connaître son niveau d’air, et le raccord du gilet qui permet de le gonfler et de le dégonfler.

Le matériel du plongeur

  • un masque ;
  • une combinaison en néoprène 7 mm ;
  • des bottillons ;
  • des palmes ;
  • un gilet stabilisateur ;
  • une ceinture de plomb (8 kg) ;
  • un premier et un deuxième étage (les détendeurs) ;
  • une bouteille de 12 l ;
  • un ordinateur de plongée.

Ensuite, on passe à l’eau. On apprend, par exemple : le maniement du gilet stabilisateur, la respiration sous l’eau, comment purger son détendeur, comment le récupérer en cas de perte, vider son masque sous l’eau, s’équilibrer, vérifier son manomètre, utiliser la réserve d’air de secours (ou la fournir à son binôme), larguer le lest en cas de souci, gonfler son gilet, et déconnecter puis reconnecter le flexible du gilet.

Le but est d’apprendre, dans un environnement calme, toutes les techniques nécessaires en cas de problème.

Jour 2 : du milieu protégé au milieu naturel

Le deuxième jour, nous poursuivons le matin en milieu protégé, pour consolider les compétences acquises la veille. J’utilise un ordinateur de plongée, qui calcule les paliers, le temps de plongée et la profondeur. L’objectif : acquérir des automatismes et des gestes pour faire face à des situations critiques avec sang-froid.

L’après-midi, place au milieu naturel : nous y découvrons de nouvelles compétences, qui seront elles aussi revues dans l’eau le lendemain :

  • venir en aide à un binôme paniqué et le remorquer ;
  • s’orienter à l’aide d’un compas ;
  • nager sans masque sur une certaine distance, puis savoir le remettre et le vider ;
  • enlever et remettre son gilet sous l’eau ;
  • remonter à l’aide de repères.

Jour 3 : révisions et plongée plaisir

Le troisième jour, nous revoyons en milieu naturel les compétences de la veille… avant de terminer par une plongée plaisir, tout simplement pour profiter !

Ce que j’ai vu sous l’eau

Au fil de ces plongées, j’ai croisé toutes sortes de créatures aquatiques : des poulpes, des poissons, des concombres de mer… Je n’avais toutefois pas encore de boîtier étanche, je n’ai donc pas pu partager ces découvertes en images. Cela dit, lors de plongées d’apprentissage, mieux vaut se concentrer sur ce que l’on apprend plutôt que sur les photos et les vidéos.

Un nouveau monde de possibilités

Je repars donc de Hvar avec mon brevet en poche, et un nouveau monde de possibilités qui s’ouvre pour mes voyages. Seulement voilà… de retour en Belgique, la plongée était bien ancrée dans ma tête. J’allais forcément avoir envie d’enchaîner de nouvelles plongées, de choisir du matériel adapté à mes voyages, et de faire encore plus de découvertes.

La suite, très bientôt.

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